Politique

Ces membres de Pastef visés par Ousmane Sonko : « Il faut cesser le double jeu »

Le leader de Pastef, Ousmane Sonko, a tenu à clarifier sa position face aux spéculations récentes concernant les relations entre son parti et l’exercice du pouvoir exécutif. Lors d’une allocution adressée aux militants, il a rappelé que Pastef dispose de ses propres règles internes, chartes et mécanismes de régulation, et que toute divergence doit être traitée au sein des instances du parti.

Ousmane Sonko a insisté sur la distinction entre ses fonctions de chef de parti et celles de président de la République. « Au niveau du parti, je demeure l’autorité politique de référence. Dans le cadre institutionnel, j’exerce pleinement mes prérogatives de président », a-t-il expliqué. Selon lui, cette clarification est nécessaire pour éviter toute confusion entre l’appareil d’État et l’organisation partisane, surtout dans un contexte où Pastef détient le pouvoir exécutif.

Le président de la République a précisé qu’il ne s’agit pas d’une confrontation entre les instances du parti et les institutions étatiques, mais d’un appel à la cohérence et à la discipline. « Il n’y a pas de confrontation, mais il faut cesser le double jeu », a-t-il insisté.

Pour Ousmane Sonko, l’essentiel est de consolider l’unité autour d’une ligne claire : un parti structuré et discipliné et un État qui fonctionne dans le respect des institutions. Il a invité les militants, parfois qualifiés de « frileux », à la sérénité et à la confiance. « Nous sommes au courant de tout ce qui se passe », a-t-il assuré, les encourageant à se concentrer sur les priorités plutôt que sur les rumeurs. Sur le plan stratégique, il a souligné que « en politique, il n’y a pas de miracle » et a conclu sur une note offensive : « Le Pastef est plus que jamais fort. »

Face aux critiques concernant la participation du parti à des coalitions, Ousmane Sonko a rappelé que Pastef n’est pas opposé aux alliances politiques. Cependant, il a insisté sur le respect du poids politique et de la légitimité du parti, acquis lors des élections de 2024. « Pastef ne refuse pas de travailler ni de coaliser. Ce que nous refusons, c’est que quelqu’un veuille être à la tête de Pastef alors que Pastef a tout le poids », a-t-il martelé.

Le leader a dénoncé certaines démarches qu’il estime divisives, visant non pas à renforcer l’unité mais à créer des fractures internes. « Tu viens dans une coalition et tu veux diviser, faire des jeux pour séparer et mieux régner. C’est cela que nous refusons. Nous ne l’accepterons pas », a-t-il ajouté.

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