Le dimanche 22 février 2026, l’ancien Premier ministre Idrissa Seck, leader du parti Rewmi, a été reçu, à Touba par le khalife général Cheikh Mountakha Bassirou Mbacké. Il était en compagnie de son ami, Serigne Moussa Naël Mbacké, chez qui il a passé la journée avant sa visite chez le chef religieux.
« Ce 22 février 2026 à Touba, quelque chose a changé. Le cœur du Sénégal a battu plus fort. Ce n’était pas seulement une visite, ce n’était pas un simple déplacement politique. C’était un frisson. Un signal. Un réveil », a-t-on fait remarquer dans le proche entourage de l’ancien président du Conseil économique, social et environnemental (Cese).
Selon le docteur Pierre Faye, « lorsque Idrissa Seck foule le sol de Touba, il ne vient pas chercher un décor. Il vient se reconnecter à l’âme du pays. Touba n’est pas une ville comme les autres. C’est une boussole morale, un centre spirituel, un cœur battant du Sénégal profond. Et ce cœur a entendu ».
Un homme, une épreuve, une détermination
D’après le Dr Faye, « ils ont douté de lui. Ils ont annoncé sa fin. Ils ont cru que le silence était synonyme d’abandon. Mais les grandes trajectoires ne se brisent pas dans le tumulte. Elles se reforgent dans l’épreuve ».
À ses yeux, « Idrissa Seck revient avec la maturité des combats traversés. Avec la lucidité de celui qui a connu les sommets et les tempêtes. Avec la détermination tranquille de celui qui sait que le temps n’efface pas la vocation. Il n’a pas crié, n’a pas gesticulé, il s’est tenu là, présent, solide, aligné. Et parfois, la présence suffit ».
2029 commence dans les consciences
Pour les proches de l’ancien Premier ministre, « une élection ne naît pas l’année du scrutin. Elle commence dans les esprits, dans les discussions familiales, dans les marchés, les universités, les Daaras, les quartiers populaires. Elle commence quand un peuple recommence à croire qu’une alternative est possible ».
Selon eux, « le 22 février 2026 a ravivé une flamme. Ceux qui souffrent du chômage, ceux qui s’inquiètent pour l’avenir de leurs enfants, ceux qui veulent un Sénégal respecté, stable, compétent, ont vu qu’un autre chemin peut s’ouvrir ».
« Ce n’est pas une ambition personnelle, c’est un rendez-vous national. 2029 ne sera pas une affaire d’ego. Ce sera un choix de destin. Le Sénégal aura besoin d’expérience, de vision, de rassemblement. Il aura besoin d’un leadership capable d’apaiser sans affaiblir, de réformer sans diviser, de gouverner sans humilier », restent convaincus les partisans d’Idrissa Seck.
Pour la famille politique de l’ancien maire de Thiès, « à Touba, il ne s’agissait pas d’un homme face à une foule. Il s’agissait d’un rendez-vous entre une trajectoire et une espérance. Le message est clair : rien n’est joué, rien n’est figé. L’histoire reste ouverte. Et quand un peuple décide de reprendre confiance, aucune mécanique politique ne peut l’arrêter ».
Le docteur Pierre Faye de conclure : le 22 février 2026 n’était pas une date ordinaire. C’était le premier battement d’un nouveau cycle.
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