Tounant majeur dans L’enquête sur le double meurtre d’Aziz Dabala et de son jeune ami Boubacar Gano, survenu à Pikine-Technopole et qui continue de tenir en haleine l’opinion publique.
La justice a ordonné des prélèvements ADN sur plusieurs personnes citées, marquant ainsi une nouvelle étape dans une procédure désormais dominée par la recherche de preuves scientifiques.
Nabou Leye, présentée comme l’une des principales personnes suivies dans cette affaire, a été entendue et soumise aux prélèvements ordonnés par le magistrat, aux côtés d’autres inculpés ou mis en cause. Parallèlement, le célébre T. M, également cité dans ce dossier particulièrement sensible et très médiatisé, aurait été conduit à la Police scientifique pour les besoins des analyses biologiques exigées par l’instruction.
Désormais, après les auditions, confrontations et recoupements de témoignages parfois contradictoires, les enquêteurs ont enclenché maintenant une approche plus technique, fondée sur l’exploitation scientifique des traces. Autrement dit, il s’agit de confronter les déclarations aux éléments matériels afin de dégager des certitudes là où persistent encore des zones d’ombre.
Dans cette perspective, il convient de rappeler que depuis les faits, le dossier Aziz Dabala s’est progressivement densifié. En effet, il mêle relations personnelles complexes, interrogations sur le déroulement exact de la nuit du drame, et exploitation d’indices numériques et matériels, dans une affaire où les pistes restent nombreuses et les réponses encore fragmentaires.De surcroît, la forte médiatisation du dossier, accentuée par la présence de figures connues ou citées, a contribué à alimenter l’émotion et les spéculations.
Néanmoins, du côté judiciaire, la prudence reste de mise. À ce stade, aucune responsabilité définitive n’a été établie et l’enquête demeure couverte par le secret de l’instruction. Ainsi, les autorités avancent pas à pas, en évitant toute conclusion prématurée.
Ce qu’on peut retenir est que l’orientation des enquêteurs vers des analyses ADN apparaît comme une étape potentiellement décisive. Dès lors, elle pourrait permettre de confirmer ou d’infirmer certaines présences et interactions, et ainsi faire basculer un dossier déjà marqué par de nombreux rebondissements dans une nouvelle phase, où la vérité judiciaire reposera davantage sur les preuves scientifiques que sur les seules déclarations. Nous suivons l’affaire de très près.

