L’affaire impliquant Pape Cheikh Diallo, Djiby Dramé et plusieurs co-inculpés, poursuivis notamment pour « actes contre-nature » et « transmission volontaire du VIH », suscite un malaise au sein du barreau sénégalais.
Selon Les Échos, sur près de 40 prévenus, seuls huit avocats, majoritairement de jeunes confrères ont accepté d’assurer leur défense.Cette réticence, malgré des honoraires jugés attractifs, serait liée à la pression sociale, aux convictions religieuses à la craintes d’être stigmatisé dans une société où l’avocat est souvent assimilé à la cause qu’il défend. Plusieurs conseils redoutent notamment d’être étiquetés « avocat des goordjiguènes ».D’autres membres du barreau rappellent toutefois que le droit à la défense est un principe fondamental, estimant que même les accusés des faits les plus graves doivent pouvoir bénéficier d’une assistance juridique.
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