La nuit du lundi au mardi a été marquée par des tensions sur le campus de l’Université Gaston Berger (UGB), où des étudiants se sont heurtés aux forces de l’ordre. Ces incidents font suite à une décision du Centre régional des œuvres universitaires sociales (Crous) relative à la fermeture des restaurants universitaires après des mouvements connus sous le nom de « Journée Sans Ticket » (JST).
Dans un communiqué daté du 9 mars, le Crous a annoncé que, dorénavant, « après chaque mot d’ordre de Journées Sans Tickets, les restaurants universitaires seront fermés immédiatement sans préavis ni communiqué », une décision signée par le directeur Dr Babacar Diop.
Cette mesure a provoqué la colère de la Coordination des Étudiants de Saint-Louis (CESL), qui dénonce « un bras de fer » engagé par les autorités universitaires. L’organisation estime que cette fermeture est particulièrement pénible, notamment en période de Ramadan et de Carême, et dans un contexte déjà compliqué par le retrait d’ayants-droits des états de paiement.
Face à cette situation, la CESL a durci sa position, annonçant que le Directeur général du Crous sera désormais considéré comme persona non grata sur le campus et appelant les autorités à privilégier le dialogue afin d’apaiser les tensions.
Les forces de l’ordre sont intervenues pour contenir les échauffourées, tandis que la communauté universitaire reste dans l’attente de mesures de médiation pour rétablir le calme sur le campus.
senenews

