Société

Thiès : Un banquier de 35 ans arrêté après avoir été dénoncé par son propre père

C’est un dossier familial douloureux qui a été examiné cette semaine par le tribunal des flagrants délits de Thiès. E. Faye, un agent bancaire de 35 ans, y a comparu pour avoir violenté et menacé de mort son propre père. Un fils qui a « mal agi », selon ses propres mots, et qui écope de trois mois de prison avec sursis.

La barre d’un tribunal est rarement le lieu des réconciliations familiales. Pourtant, c’est bien une histoire de famille déchirée qui s’est jouée cette semaine à Thiès. E. Faye, agent bancaire âgé de 35 ans, comparaissait pour violences, voies de fait et menaces de mort. La victime ? Son père, l’homme qui lui a donné la vie.

À la barre, le père, visiblement marqué, a livré un témoignage poignant. « C’est mon fils aîné. J’ai rempli mon rôle de père envers lui. J’attendais de lui qu’il soit un exemple pour ses cadets », a-t-il introduit, la voix nouée par l’émotion.

Puis sont venus les faits. Des faits d’une violence inouïe, surtout lorsqu’ils se produisent entre un père et son enfant. « Il était ivre ce jour-là. Il m’a empoigné, puis cogné contre une table avant de me menacer de me tuer », a raconté le septuagénaire, visiblement meurtri autant dans sa chair que dans son âme.

L’argument du père n’est pas seulement celui de la douleur physique. C’est aussi celui de la transmission et de l’exemple. « Je suis à deux ans de la retraite et c’est lui qui devrait être en position de prendre le flambeau », a-t-il déploré, comme pour mieux souligner l’inversion tragique des rôles.

Face à ces accusations, le fils n’a pas tenté de nier. E. Faye a reconnu les faits sans détour, les attribuant à un état d’ivresse avancé. « C’était le jour de l’anniversaire d’un ami. J’étais ivre et je n’étais pas conscient de mes actes. J’ai mal agi », a-t-il déclaré avant de présenter des excuses publiques à son père.

Le prévenu a promis davantage : abandonner définitivement l’alcool et adopter à l’avenir un comportement respectueux envers celui qui l’a élevé. Une promesse de rédemption que le tribunal a sans doute prise en considération.

Après avoir entendu les parties, le substitut du procureur a requis l’application de la loi, sans toutefois demander une peine particulièrement lourde. Le tribunal a finalement déclaré E. Faye coupable des faits qui lui étaient reprochés et l’a condamné à trois mois d’emprisonnement avec sursis

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